Productivité des industries manufacturières marocaines et investissements directs étrangers

Jamal Bouoiyour, Saïd Toufik

Résumé


L’analyse de la productivité des entreprises manufacturières marocaines (18 branches d’activité) durant une dizaine d’années (1987-1996) en relation avec l’investissement direct étranger a donné les résultats suivants : les entreprises étrangères sont plus productives, accordent des salaires plus élevés et exportent plus que leurs homologues marocaines. Cette recherche montre que les I.D.E. sont intimement liés à la politique commerciale et à la dotation en capital humain. A la lumière des résultats obtenus, nous pouvons considérer qu’un pays comme le Maroc peut profiter d’externalités technologiques que favorise sa politique d’ouverture en termes de capital étranger à condition de développer le capital humain.

La distinction entre secteurs de haute technologie et secteurs de basse technologie nous a permis de confirmer l’existence de “spillovers” positifs dans le dernier cas et leur absence dans le second. L’écart technologique important entre les entreprises étrangères et locales, pour ce qui est de la haute technologie, explique ce phénomène.


Mots-clés


investissements directs étrangers, productivité totale des facteurs, spillovers, capital humain, ouverture.

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DOI: https://doi.org/10.48409/IMIST.PRSM/ce-n9.1473