L’HERITAGE ARCHITECTURAL COLONIAL : POSSESSION ET PATRIMONIALISATION CONTESTÉES Cas de l’Algérie
Résumé
L’héritage colonial ne cesse de se développer en une branche du domaine de conservation et de mise en valeur tant au plan scientifique qu’en pratique de sauvegarde. Cependant, son statut présente une problématique aigue du fait de son appartenance controversée. La diversité de son appellation ; « patrimoine partagé », patrimoine d’Outre-mer », « patrimoine du XIX-XXème siècles » contournant le terme colonial (ICOMOS 2007, 41)[1] en vue d’obtenir des aides financières, surtout des pays ex-colonisateurs, n’a pas empêché la continuation les débats académiques et politiques houleux sur la nature de sa possession et son statut. L’article présente d’abord la problématique de sa patrimonialisation qui fait face à la mémoire anticoloniale et à sa possession contestée, et analyse les champs de confrontation à la lumière de sa présence sémantique et de sa valeur d’usage. Au plan pratique, Il propose aux gens du domaine cette approche binaire en vue de l’encadrement de la stratégie et des opérations de sauvegarde.
[1] Stovel H. (2007) Convention du Patrimoine mondial : mécanismes et organes de protection ICOMOS in Journalisme et patrimoine mondial (Moumouni Ch et Simard C. ed.) LA presse de l’Université de Laval.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48399/IMIST.PRSM/amjau-v2i2.20976