Epilepsies occipitales idiopathiques : A propos de 28 cas
Résumé
Introduction : Les épilepsies occipitales idiopathiques sont rares et méconnues. Elles peuvent être photosensibles ou non. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques sociodémographiques, cliniques et électriques de ces épilepsies.
Participants et méthodes : sur une période de 10 ans (2010-2020), nous avons sélectionné dans l’unité d’épileptologie du CHU de la Timone à Marseille en France, les patients suivis pour une épilepsie occipitale idiopathique.
Résultats : cette étude a concerné vingt-huit patients, en majorité des hommes (57%). Ils étaient repartis en épilepsie occipitale photosensible (43%) et en épilepsie occipitale non photosensible (57%), avec un âge moyen respectif de 31 et 21 ans. Les hallucinations (33%) étaient les signes visuels les plus fréquents des épilepsies occipitales photosensibles, alors que la déviation tonique des yeux (44%) le signe oculaire le plus fréquent des épilepsies occipitales non photosensibles. Les principaux symptômes associés étaient les céphalées avec 25% pour les épilepsies occipitales photosensibles et 19% pour les épilepsies occipitales non photosensibles. Les facteurs favorisants ont été observés essentiellement avec les épilepsies occipitales photosensibles et étaient représentés par les transmissions lumineuses (41,7%) et la télévision (17%). Une réponse photo-paroxystique a été observée chez 50% des patients présentant une épilepsie occipitale photosensible en vidéo-EEG.
Conclusion : en présence de signes visuels, L’EEG standard doit être réalisé avec une recherche rigoureuse de réponses photo-paroxystiques autour d’une fréquence de 12 à 15 Hz. Un EEG de sommeil ou une Vidéo-EEG est aussi nécessaire.
Mots clés : Epilepsie occipitale – Photosensibilité - Idiopathique - Electro-encéphalogramme.