Les encéphalopathies épileptogénes de l’enfant à propos de 113 cas

Auteurs-es

  • Samy Mohamed Lemine Dadah Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Moustapha Ndiaye Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Julie Kyelem Kafando Maw Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Ngor Side Diagne Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Mohameth Faye Service de neurochirurgie du CHNU de FANN
  • Ba Em Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Lala Bouna Seck Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Adjaratou Djeynaba Sow Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Ousmane Cisse Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Anna Modji Basse Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Kamadore Toure Service de neurologie du CHNU de FANN Service de médecine préventive et de santé publique de la FMPO, Dakar (Sénégal).
  • Amadou Gallo Diop Service de neurologie du CHNU de FANN
  • Mouhamadou Mansour Ndiaye Service de neurologie du CHNU de FANN

Mots-clés :

Encéphalopathies épileptiques- Pharmacorést sistance- Sénégal- Epilepsie de l’enfant.

Résumé

Introduction: les encéphalopathies épileptiques sont des conditions où la détérioration neurologique est secondaire à l’activité épileptique. Nos objectifs étaient de décrire les aspects épidémiologiques, les signes associés et la fréquence des différentes variétés d’encéphalopathies.

Patients et méthodes: Nous avons mené une étude rétrospective des dossiers des patients des consultations de neuropédiatrie de l’hôpital de Fann et d’Albert Royer de Dakar, de juillet 2003 au Décembre 2011. Les données étaient analysées par le SPSS. 16,0

Résultats: nous avons collecté 113 dossiers de patients. L’âge moyen était de 3ans et 2 mois avec des extrêmes de 1 mois à 14 ans. Le sex-ratio était de 2,3 en faveur du sexe masculin. L’âge moyen de début des crises était de 11 mois. L’asphyxie périnatale était retrouvée chez 17,7% des patients, la consanguinité parentale dans 15% des cas. Parmi nos patients, 49,5% avaient un seul type de crise.les crises partielles motrices étaient retrouvés dans 42,4%, suivi des spasmes à 16,8%. Le développement psychomoteur initial était anormal chez 61,1%. Un déficit moteur présent dans 48,6% avec 23,8% d’hypotonie axiale. 62% des patients avaient un déficit cognitif. Le syndrome de West était retrouvé chez 23,8% des patients, le syndrome de POCS était retrouvé chez 7,1%. L’imagerie cérébrale était revenue normale dans 18,6% des cas, alors qu’une atrophie cérébrale était retrouvée chez 16,8% des patients. 73,45% des patients étaient sous VPA.

Conclusion: l’encéphalopathie épileptique pose un problème de pharmacoresistance avec un pronostic réservé aussi bien cognitif, moteur que social. Elles nécessitent une prise en charge multidisciplinaire.

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