Impact de la bonne gouvernance et de la qualité institutionnelle sur le spread de la dette souveraine du Maroc

Mohamed EL-QASEMY, Lalla Zhor ALAOUI OMARI

Résumé


Le Maroc, en tant que pays émergent, recourt fréquemment au marché financier international (MFI) pour financer son budget et son économie. Les conditions d’accès à ces financements sont fonction de son risque souverain. Le cadre institutionnel et de gouvernance est l’un des facteurs considérés par les opérateurs du MFI pour l’évaluation des risques souverains des pays débiteurs.

 

La théorie suggère que les pays qui ont des institutions de qualité et appliquent les principes de la bonne gouvernance ont tendance à ne pas faire défaut sur leurs dettes souveraines et, de ce fait, jouissent d’une faible prime de risque. En s’appuyant sur la littérature existante, la présente étude apporte un nouveau regard sur le risque souverain marocain en répondant à la problématique suivante : « Dans quelle mesure la gouvernance publique et la qualité des institutions au Maroc impactent-elles son risque souverain sur les MFI ?».

 

En utilisant des données mensuelles couvrant la période 1998-2019, cette étude examine empiriquement la relation entre les facteurs institutionnels du Maroc et son indice EMBI+ Spread. Nos résultats montrent que ces facteurs exercent un faible impact sur le comportement du risque souverain marocain qui reste largement déterminé par les conditions de liquidité et de risque du marché international.


Mots-clés


Qualité institutionnelle ; Gouvernance publique ; Risque Souverain ; Indice EMBI+ spread ; Modèle ARDL

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DOI: https://doi.org/10.48374/IMIST.PRSM/ame-v3i3.27450

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