PREVALENCE DES PARODONTITES APICALES, AU NIVEAU D’UN ECHANTILLON DE POPULATION ALGERIENNE : INFLUENCE DE LA QUALITE DES TRAITEMENTS ENDODONTIQUES ET DES RESTAURATIONS CORONAIRES
Résumé
L’étude repose sur une analyse radiographique, au sein d’une population algérienne de consultants. La fréquence des parodontites apicales dans notre échantillon est de 7.33%. Elle est au dessus de la moyenne des autres études (5.2%), indiquant des valeurs comprises entre 0,6% et 9,8%.
La prévalence des parodontites apicales dans notre échantillon algérien est plus alarmante ou 84.26% [78.5- 88.7] des patients développent une parodontite apicale. Ce résultat est le plus élevé de toutes les précédentes études (59,7-68,3%). Ce risque est important, ce qui place la parodontite apicale aux premiers rangs dans l’échelle épidémiologique des atteintes infectieuses et constitue un réel problème de santé publique.
La qualité radiologique des traitements endodontiques, au niveau de notre échantillon algérien, est incorrecte pour 88% d’entre eux et le risque de voir se développer une parodontite apicale à leur niveau, est significativement plus élevé que sur des dents avec une obturation radiologiquement adéquate.
Au niveau des dents non traitées endodontiquement, la restauration coronaire est un facteur significatif dans l’apparition et le développement de la parodontite apicale, pour une probabilité inférieure à 0,05. Cependant au niveau des dents traitées endodontiquement, le taux de parodontites apicales, est influencé par la qualité de la restauration coronaire, uniquement en présence d’une mauvaise obturation canalaire.
Nos données épidémiologiques établissent un lien étroit entre la mauvaise qualité des procédures endodontiques et la prévalence des parodontites apicales. Il n’est pas douteux que l’amélioration de la qualité des traitements endodontiques, à travers des techniques plus performantes, est une nécessitée de santé publique afin de prévenir la récurrence des pathologies périapicale.