Gestion per-implantaire de l’exposition des spires

Rida M’barek, Haytham BEN AMARA, Sofiane BEN ABDELLAH, Mohamed Amine KACEM

Résumé


Les principes de l’ostéointégration édictés par Brånemark en 1977 et révisés au fil de l’évolution des bases biologiques considèrent que la présence d’un volume osseux suffisant autour des implants est le paramètre le plus important du succès à long terme de toute restauration prothétique implanto-portée.

La résorption osseuse consécutive à l’édentement aboutit dans la majorité des cas à une insuffisance du volume osseux nécessaire à la mise en place d’implants conformément aux exigences fonctionnelles et esthétiques. (17)

Pour Schropp et coll. (2003) (1) l’extraction d’une dent chez l’homme sans port de prothèse se traduit par une diminution de 50% de l’épaisseur de la crête osseuse dont les 2/3 se produisent dans les trois mois qui suivent l’extraction. La résorption est plus importante lorsque la paroi osseuse est plus fine et s’accompagne de concavité vestibulaire de la crête ce qui oblige le praticien à placer l’implant tout en compromettant parfois de manière évidente le résultat esthétique et fonctionnel.

Les conséquences chirurgicales et prothétiques des modifications morphologiques des crêtes édentées expliquent la diminution du nombre des sites implantaires exploitables, le praticien peut avoir recours à des implants cours et/ou de diamètre insuffisant pour les contourner.

Le respect des impératifs prothétiques lors de l’orientation spatiale du site implantaire peut s’accompagner de l’exposition des spires de l’implant et nécessite la mise en œuvre per-implantaire de techniques régénératives.

Le protocole d’extraction implantation immédiate repose sur les résultats des observations qui ont montré que cette technique en plus du fait qu’elle réduit le nombre d’interventions chirurgicales pour raccourcir la durée du traitement pourrait contribuer à la préservation du tissu osseux.

Lors de la mise en place d’implant dans des sites post-extractionnels des spires sont souvent découvertes. L’absence d’os adjacent à un implant est considérée comme un vrai défaut osseux et le praticien se doit de choisir la technique appropriée pour promouvoir le comblement de ce défaut.


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