FRACTURES RADICULAIRES : A PROPOS D’UN CAS CLINIQUE

Saida Naanaa, Mouna Jabri, Amal Elouazzani

Résumé


Les fractures radiculaires doivent être considérées comme des traumatismes complexes, car elles touchent à la fois la substance dentaire dure et les tissus parodontaux et pulpaires. Elles sont le résultat de contraintes importantes provoquant des zones de compression dans la zone radiculaire. La fracture divise la dent en deux fragments : le fragment coronaire et le fragment apical.

On distingue trois types de fractures eu égard au trait de fracture : fracture dans le tiers apical, le tiers central ou le tiers cervical. Il est connu qu’un jeune patient dont la croissance de la racine n’est pas encore terminée a les meilleures chances de guérison après une fracture radiculaire. En outre, la guérison a plus de chances de réussir si le test de sensibilité est positif au moment de l’accident et s’il n’y a ni dislocation, ni mobilité accrue du fragment coronaire. En absence de dislocation, la fracture risque de ne pas être détectée, il est nécessaire de recourir pour le diagnostic à l’imagerie en deux plans.

Le choix du traitement se fait en fonction de la localisation de la fracture, du type, de l’importance de la dislocation du fragment coronaire ainsi que du stade de croissance radiculaire. Les fractures radiculaires qui se situent entièrement dans la zone intra-alvéolaire présentent souvent une évolution favorable. 

Lors d’une fracture radiculaire, seul le fragment coronaire est traité, la partie apicale conservant en règle générale sa vitalité.


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