Connaissances et pratiques contraceptives chez les jeunes burkinabè de 15 à 24 ans

Clétus Come Yélian ADOHINZIN et al.

Résumé


Selon l’OMS, l’utilisation de la contraception a nettement plus d’avantages pour la santé que de risques. Néanmoins, l'accès à la contraception des jeunes reste un problème de santé publique. Cette étude visait à évaluer les connaissances et les pratiques contraceptives des jeunes de Bobo-Dioulasso, et à identifier les obstacles d’utilisation.

Il s’agit d’une étude quantitative et transversale. Les données d’enquête ont été recueillies en décembre 2014 à Bobo-Dioulasso, auprès de 573 jeunes de 15 à 24 ans. Ces enquêtés ont été sélectionnés par un sondage en grappes à deux degrés. Pour tous les tests statistiques, le seuil de signification était fixé à p<0,05.

La quasi-totalité (99,3%) des jeunes connaissaient au moins une méthode contraceptive moderne. Bien que près de 84,0% d’entre eux soient en situation de cohabitation, les parents étaient les sources d’information les moins citées. Seulement 28,6% des enquêtés sexuellement actifs (ou leurs partenaires) avaient utilisé la contraception lors du premier rapport sexuel. Nous avons aussi constaté que la contraception est devenue la « norme », par l’utilisation du préservatif au début de la relation, puis par la contraception orale lorsque la relation est définie comme stable. Plus les enquêtés étaient âgés, plus ils avaient utilisé un moyen contraceptif (p<0,05).

Il est urgent de porter les efforts d’éducation non seulement sur les connaissances, mais aussi sur les pratiques quotidiennes dans la vie sexuelle et les éléments qui les entravent. Il va falloir aussi assurer aux jeunes, la confidentialité et la gratuité de la contraception.

 

 


Mots-clés


Jeunes, contraception, pratique, grossesse non désirée, Burkina Faso

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