Répercussions potentielles du changement climatique sur les insectes ravageurs en agriculture

M’hamed Hmimina

Résumé


 

En raison de leur incapacité à réguler leur température corporelle, les insectes ont développé diverses stratégies pour vivre dans les environnements qu’ils occupent et qui sont parfois peu commodes. La diapause, la migration, l’évitement, les changements saisonniers dans la tolérance au froid sont les principaux mécanismes déployés. La plupart des études sur les effets des changements climatiques sur les insectes mettent l'accent sur les processus de développement, de reproduction, les changements dans les aires de distributions. Selon l’hypothèse d’augmentation de température de 1 à 5°C admise pour les 100 prochaines années, la survie hivernale de nombreux insectes se renforcerait dans certaines zones et diminueraient pour d’autres. Par ailleurs, le réchauffement climatique entraînera un glissement des zones agroclimatiques où de nouvelles cultures sont possibles. Par conséquent, il est très probable que ces régions soient colonisées par l’entomofaune associée à ces nouvelles cultures. Sur un plan phytosanitaire, nul doute que de tels changements nécessiteront de nombreux ajustements au niveau des luttes. D’abord, on peut s’attendre, en raison des températures plus élevées, à une pression plus grande des insectes et des acariens, tant ravageurs des cultures que vecteurs de maladies. De plus, certains insectes considérés jusqu’à présents sans impact économique pourraient devenir des ravageurs importants et nécessiter eux aussi  des suivis au moyen de méthodes adaptées. Par ailleurs, la gestion de la résistance des ravageurs aux pesticides deviendra plus problématique dans la mesure où le réchauffement climatique s’accompagnera d’une augmentation du nombre de générations annuelles de certains ravageurs.

 


Mots-clés


changements climatiques, insectes, diapause, migration

Texte intégral :

PDF

Renvois

  • Il n'y a présentement aucun renvoi.