Echec du projet panafricain: à qui la responsabilité?

Adamou Dilwani

Résumé


Les panafricanistes, N’krumah, Cheik Anta Diop, Senghor …, ont conçu un projet d’union africaine capable de donner à l’Afrique une identité, de lui faire recouvrer une indépendance totale (politique et économique), à condition bien sûr que le projet se réalise.

Malheureusement, tel qu’il a été conçu pour sortir l’Afrique de sa situation d’infériorité, on peut affirmer que ce projet a été un échec malgré les tentatives d’union sous régionales et la naissance de l’organisation de l’unité africaine (OUA). Les frontières sont toujours là, le continent est plus que jamais pauvre et le complexe est encore d’actualité. Le mythe de l’homme blanc reste vivace dans l’esprit de la majorité d’Africains. Qu’est-ce qui peut donc expliquer cet état de fait? Quelles peuvent être les causes de cet échec?

 Comme d’habitude l’ancien colonisateur a été accusé d’être l’agent causal de cet échec pour avoir, dit-on, comploté contre tous les leaders africains nationalistes. C’est un fait. Pour notre part cependant, contrairement à la position de complot occidental, nous voyons, derrière l’échec, la responsabilité des Africains de n’avoir pas été à la hauteur. D’abord, pour  n’avoir pas su montrer aux masses populaires l’utilité de l’union car toujours confrontées aux problèmes de visa et cartes de séjour dans leurs déplacements dans les Etats membres. Ensuite pour n’avoir pas su décomplexer l’Africain face à l’Occidental et installer en lui la confiance malgré les preuves apportées par Cheik Anta Diop sur le génie du Noir. Car avoir confiance à soi est un espoir de développement. Ces causes sus énumérées sont de notre faute, de notre incapacité et non celle du monde occidental.


Mots-clés


panafricanisme, complexe, responsabilité, indépendance, identité, décomplexé, échec, unité

Texte intégral :

PDF

Renvois

  • Il n'y a présentement aucun renvoi.




ISSN: 2489-2068

Les articles soupçonnés de plagiat ou de piratage engagent spécialement et uniquement les auteurs soumissionnaires.