La socioéconomie de la pauvreté féminine et coopératives agricoles en milieu rural camerounais

Jacques Yomb

Résumé


L’objectif majeur de cette recherche est d’évaluer l’impact socioéconomique des coopératives agricoles féminines dans la lutte contre la pauvreté rurale. La problématique se résume les questionnements suivants : Comment à travers les coopératives agricoles les femmes peuvent-elles véritablement lutter contre la pauvreté rurale alors qu’elles sont considérées comme d’éternelles cadettes sociales ? Autrement dit, comment les femmes peuvent-elles marquer la soutenabilité financière et impacts socioéconomiques ambitieux dans un contexte marqué par des survivances culturelles ? Les coopératives agricoles des femmes ne remplissent-elles pas des rôles au double mode d’utilité, sociale et économique en dépit des discriminations sociales dont elles sont victimes ? Le cadre théorique est essentiellement interactionniste et participatif, le tout basé sur l’ethnographie de terrain. La méthode est qualitative. Pendant que nous voulons comprendre comment et par quels mécanismes les femmes se représentent les coopératives, nous ressortons également les mécanismes construits par la société pour freiner leurs reconnaissances dans les activités lucratives tendant à leur autonomisation. Les résultats sont les suivants ; a) l’implication des femmes dans les coopératives agricoles renforcent leurs autonomies dans les dépenses liées au ménage et par ricochet augmente le pouvoir féminin ; b) Les coopératives agricoles des femmes modifient également les techniques de production, les systèmes agraires, le développement de la pluriactivité etc… ; c) Enfin, le capital social devient dynamique, oscillant entre le fort et le faible. Conclusion : L’implication des femmes dans les coopératives agricoles en milieu rural est une opportunité majeure qui participe à l’amélioration des conditions de vie en milieu rural en général et de la femme en particulier. A partir de ces organisations intermédiaires que sont les coopératives, elles s’inscrivent dans un processus de reconnaissance conduisant à un échange social dont la finalité est double, social et économique. Bref, la mise en place des coopératives est une stratégie de résilience face à la pauvreté et aux discriminations construites par la société rurale. C’est donc une stratégie d’adaptabilité face au changement environnemental.


Mots-clés


Pauvreté rurale- pauvreté féminine- lien social- coopératives- cadettes sociales- capital social- socioéconomie.

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ISSN: 2489-2068

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