COMMUNICATION PARTICIPATIVE ET GOUVERNANCE : ENJEUX ET LIMITES D’UNE RELATION

SAMIRA AMMOR

Résumé


Si la régionalisation avancée entraine plus de décentralisation, donc plus de responsabilités et d'autonomie au niveau local, elle porte avec elle un lot de contraintes, à cause de ce pouvoir nouvellement octroyé. Elle pourrait donc comporter des failles dans sa pratique, à même de la fragiliser si elle n’est pas outillée pour assurer les nouvelles responsabilités. S’agissant de la participation citoyenne, un des axes majeurs de la régionalisation avancée, elle risque d’être hypothéquée par une gouvernance perçue comme synonyme de pouvoir et d’autorité. Une telle relation, ancrée dans les mentalités a toutes les chances de continuer à hanter, si des gardes fous institutionnels ne sont pas disponibles pour la contrer. Nous postulons dans cet article que tout changement qui vise la participation des citoyens dans la vie publique, ne peut s’obtenir seul, sinon dans un rapport interactif avec la gouvernance, la communication publique et la relation de confiance entre acteurs.  Cette articulation a constitué l’axe de l’étude empirique que nous avons menée, sur la base d’une analyse de différents textes juridiques se rapportant à la régionalisation avancée au Maroc

Mots-clés


Communication locale, participation, relation, gouvernance, régionalisation

Texte intégral :

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