Les indices boursiers islamiques sont-ils plus performants que leurs homologues conventionnels? -Étude comparative entre pays émergents et pays développés-

Moulay Driss ELBOUSTY, Lahsen OUBDI

Résumé


L’objectif de cet article est d’étudier les différences de performance entre les indices islamiques et leurs homologues conventionnels pour 20 pays émergents et 20 pays développés sur la période s’étalant d’Avril 2002 à Juin 2016. L’estimation de la dynamique de la volatilité par le modèle EGARCH, suggère la présence d’une asymétrie entre le rendement et la volatilité et ce pour les indices conventionnels et les indices islamiques.  En outre, les tests paramétriques et non paramétriques suggèrent qu'ils n'existe pas de différences entre les rendements et les volatilités des deux types d'indices. Par ailleurs, les différentes mesures des rendements ajustés au risque  indiquent que le rendement des indices islamiques  ne permettent pas de surpasser ceux des taux sans risque. De plus, les Bêtas des modèles d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) sont inférieurs à l'unité, stipulant ainsi  que les variations des cours des indices islamiques sont généralement  moins proportionnelles aux variations du cours du marché. Force est de constater que ces résultats  sont valables pour les pays émergents et les pays développés. Ainsi, pouvons-nous conclure que le comportement de rendement et de volatilité des indices boursiers islamiques est similaire entre pays émergents et pays développés.


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