Réponses biochimique et physiologique de la Luzerne arborescente (Medicago arborea) au stress salin
Résumé
La présente étude montre l’effet du stress salin sur quelques paramètres biochimiques et physiologique des plantules de (Medicago arborea L.). Le matériel végétal utilisé correspond à des plants de la luzerne arborescente âgés de 75 jours obtenus à partir de la germination des graines provenant de la station expérimentale de l’Institut National de la Recherche Forestière de Djelfa (INRF) et qui ont été irriguées alternativement avec la solution nutritive de Hoagland et de l’eau distillé a raison de deux par semaine durant 75 jours. Les plants utilisés sont arrosées par des solutions salines de différentes concentrations (50, 100, 150 et 200 meq/L), préparées à base de chlorure de sodium et de dichlorure de calcium NaCl+ CaCl2. En parallèle, un lot témoin correspondant à des plants arrosés par de l’eau distillé.
Les résultats obtenus montrent que l’application de ces traitements salins cause un stress aux plantules de Medicago arborea L. qui s’exprime par l’accumulation de la proline dans les feuilles qui croît significativement avec la concentration du milieu en sels. La valeur minimale de l’ordre de 13.14 µg/100mg de matériel végétal sec (MVS) est notée chez les plantules témoin, arrosées par l’eau distillée. Une teneur maximale de cet acide aminé est observée à 200 meq/L avec un taux de 260.4 µg/100mg de (MVS).
Ce stress s’exprime aussi par la synthèse des sucres solubles qui s’accumulent beaucoup plus dans les racines et les feuilles des plantes traitées notamment par 200 meq/L avec des valeurs moyennes respectivement de 17.53 mg/g de matériel végétal frais (MVF) dans la partie souterraine et de 30.31 mg/g de (MVF) dans la partie foliaire. Il est à noter que les feuilles accumulent beaucoup plus de sucres solubles que les racines.
En revanche, chez les plantules expérimentées y compris le témoin, aucune différence significative n’est observée pour la teneur relative en eau (TRE) mesurée au niveau foliaire, ce qui s’explique par l’adaptation osmotique de notre espèce à la salinité et le rôle attribué aux osmo-régulateurs (proline et sucres solubles) dans le maintien de la turgescence des feuilles.